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13/06/2013

À Savigny, le projet de barrage toujours pas enterré

À Savigny, le projet de barrage toujours pas enterréVOUZIERS (Ardennes). La construction du barrage est gelée depuis plus d'un an. Alors, l'Entente Oise-Aisne se penche sur une solution de secours. Sans délaisser pour autant son premier projet.

Le feuilleton dure depuis 2009. L'Entente Oise-Aisne veut édifier une digue à Savigny-sur-Aisne. Tout faire pour éviter les inondations de 1993. C'est sans compter sur le bras de fer avec les riverains de Savigny, Brécy-Brières et Olizy-Primat.
La forte mobilisation a bloqué les avancées. Des incohérences ont été relevées dans le dossier. Des risques pour les populations avaient été pointés du doigt. Les discussions sont remontées jusqu'au Sénat. Du coup, impossible d'envisager de retenir quatre millions de mètres cubes d'eau.

Exploiter les bassins des sucreries

Depuis plus d'un an, calme plat. L'Entente Oise-Aisne a donc décidé de réfléchir à une autre solution. Elle propose d'explorer les bassins de sucrerie de betteraves le long des vallées de l'Oise et de l'Aisne afin de pomper l'excédent des crues. Saint-Germainmont, près de Rethel pourrait faire partie des sites concernés.

Une décision qui fairait taire tous les débats. L'association Défense sud vallée Aisne (DSVA) donne même sa bénédiction. « C'est une bonne chose qui pourrait impliquer l'abandon du pire, explique Thierry Machinet, président. Ça serait efficace parce que ça donnerait une seconde vie à ces bassins qui ne servent à rien. L'Entente arriverait à son but sans mettre en danger les gens hostiles. Chacun y trouverait son compte. »
Certains y voient déjà un signe d'abdication. Contactée, l'Entente Oise-Aisne met les choses au clair. « Malgré les relances, nous sommes toujours en attente de réponse des départements de la Marne, de la Meuse et des Ardennes, explique la direction. Ce n'est pas abandonné, c'est gelé. Nous ne nous refusons pas la possibilité de revenir sur le barrage. Ça dépendra des propositions qui seront faites. »

Un statu quo inquiétant pour la DSVA qui avance avec prudence. « Leur idée de basculer sur les bassins des usines de betteraves n'est jamais qu'une autre piste », nuance Thierry Machinet.
Et d'ajouter : « S'ils relancent leur volonté d'acharnement sur la création du casier de stockage, je ne vois pas comment ils pourraient s'en sortir. Ils iraient à l'encontre des politiques ». Auquel cas, l'association jure qu'elle manifestera encore et qu'elle trouvera d'autres éléments pour contrer.
Le feuilleton n'est visiblement pas prêt d'être terminé.

Meddeh BELKANICHI

Article paru dans l'Ardennais du 13 juin 2013:

http://www.lunion.presse.fr/article/economie-region/a-sav...

25/04/2013

Nouvelles menaces sur les sous-préfectures

Nouvelles menaces sur les sous-préfecturesDes sous-préfectures de la région pourraient bientôt fermer leurs portes. En France, la restructuration s'organise : les missions et les groupes de travail sur l'avenir de l'administration territoriale de l'État se multiplient ces derniers mois.

«La sous-préfecture de Sainte-Ménehould fermera », pronostique avec conviction Alain Kimmel, secrétaire départemental de la Marne de Force Ouvrière. À la mairie du chef-lieu argonnais, on annonce au contraire la création prochaine d'un relais de service public (lire ci-dessous) dans les locaux qui abritent actuellement les services de l'État. « Soit, mais quelles missions lui resteront et avec quels effectifs ? » interroge le leader syndicaliste. Autrement dit, il ne fait guère de doute que l'État sera toujours présent à Sainte-Ménehould, mais parlera-t-on encore de sous-préfecture ?

La même inquiétude plane depuis longtemps dans toutes les régions, mais avec beaucoup plus d'insistance depuis que le 11 mars dernier Force Ouvrière - principal syndicat dans l'administration préfectorale - a lâché qu'allaient être supprimées « 30 % des sous-préfectures et les directions départementales interministérielles » au titre des « mesures de rigueur budgétaire » pour la période 2013-2015.

Un rapide calcul permet donc de supposer que sur 238 sous-préfectures, environ 70 sont susceptibles de fermer. Parmi elles, il est question d'une dizaine en zone urbaine. Pourtant, la récente réforme de l'administration territoriale de l'État (RéATE) mise en place en 2010, a déjà fait évoluer le réseau et les missions des sous-préfectures. Dans nos départements, toutes fonctionnent encore. Celle de Vitry-le-François n'accueille plus le public que trois heures par jour depuis quelques semaines. Et l'été dernier, on a un temps redouté (comme à chaque fois depuis des années) le non-remplacement du sous-préfet, mais il a vite été remplacé par Jean-Luc Jaeg.

Énormes disparités

Depuis qu'il est ministre de l'Intérieur, Manuel Valls n'a jamais caché sa volonté de réformer l'implantation de l'État dont le fonctionnement à l'échelle des départements remonte à 1800. Outre le fait que la France du 21e siècle n'a plus grand-chose à voir avec celle de Napoléon, les disparités se sont accentuées au fil des années mettant à mal la pertinence de la structuration en arrondissements de l'administration de l'État, comme le souligne la Cour des comptes dans son rapport annuel 2012.

Deux exemples, parmi tant, en témoignent. L'Aisne, la Marne et les Ardennes totalisent 11 sous-préfectures pour moins d'1,5 million d'habitants, alors que le Nord n'en compte que 5 pour 2,5 millions d'habitants.

Et quand en France la population moyenne par arrondissement s'établit à 190 000 personnes, on ne peut que constater le formidable écart avec ceux de Vouziers et Sainte-Ménehould, et dans une moindre mesure avec ceux de Rethel, Vitry-le-François, Sedan, et même Vervins - dont on vient d'apprendre le décès du sous-préfet Claude Ballade

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Concrètement, quelles peuvent être les conséquences de la vaste réorganisation annoncée ?On sait qu'elle ne consistera pas seulement à redéfinir les missions de l'État d'un seul point de vue départemental.

Rapports attendus

Des éléments de réponses sont attendus avec les conclusions des missions lancées par Matignon sur l'administration territoriale de l'État, et par la Place Beauvau sur le devenir des sous-préfectures.

On peut imaginer que les recommandations de la Cour des comptes n'en seront pas totalement absentes. Celle-ci propose entre autres d'adapter les arrondissements aux réalités actuelles des territoires, de déterminer les conditions à la transformation des sous-préfectures en « administration de mission », d'en réduire et de rationaliser le parc immobilier, ce qui doit avoir son importance compte tenu que les sous-préfectures représentent 36 % des bâtiments préfectoraux.

Si l'État communique peu ou pas sur ce dossier, Alain Kimmel insiste sur le risque que des salariés soient contraints à la mobilité et sur la nécessité du service à la population.

Jean-Michel FRANÇOIS

Article paru sur l'Ardennais du 25 avril 2013:

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/nouvelles-menac...

23/03/2013

Buzancy : un cas d'école, en milieu rural

La campagne de BuzancyParents, profs, élus La Campagne de Buzancy – Collège fermé ruralité abandonnée

Buzancy : un cas d'école, en milieu rural

Panique au collège ! Dans les campagnes reculées des Ardennes, l'heure est à la fermeture des établissements scolaires. Au programme : économies d'Etat bien sûr, mais aussi risque accru de désertification du pays. La réaction en chaîne sera lourde de conséquences en Argonne.

Mardi 12 mars : la moitié nord de la France est en alerte à la neige. De bon matin, les Ardennes s'éveillent sous la tempête et ceux qui doivent prendre la route essuient mollement la poudreuse pour aller travailler. Coûte que coûte, ils quittent la ville et traversent un à un les cantons, roulant vers une machine à café, une réunion de campagne ou une classe de 6ème qui attend quelque part. Les vacances, ce n'est pas pour demain. Direction les blanches forêts de l'Argonne et ses plaines balayées par le vent. Sur des platanes avant le Chesne, les premiers panneaux interpellent. A gauche : « touche pas à mon collège ». A droite « collège fermé = ruralité abandonnée ». Et sur la place du village, une banderole adressée au ministre Peillon résume la situation : « collège fermé = boulangerie à vendre ». Autrement dit, plus rien ici (deux cantons, 40 communes et 4 000 habitants), c'est certain, il s'est passé quelque chose.

Solidarité rurale «Il y a eu des rumeurs. Et puis la nouvelle est tombée en décembre, comme un couperet. L'Académie a décidé de fermer les sites du Chesne et de Buzancy ». Soit respectivement 130 et 90 élèves qui devront quitter ces villages : le Chesne pour rejoindre Vouziers (à 16km) et Buzancy pour Grandpré (13km), où se trouvent déjà les deux autres moitiés des collèges « multisite ». Une première concession faite en l'an 2000 par une dizaine d'établissement ardennais, et sinon totalement absurde, au moins très torturée. Machault, Margut, Maubert et Chaumont-Porcien n'y ont pas survécu ; le destin des autres suivra. Et c'est le maire de Bar-les-Buzancy, 120 habitants, qui l'explique. Chauffeur de bus (scolaire, en plus), Francis Potron suit ces affaires de près. « Les décisions se sont prises sans concertation avec les profs, les élus et encore moins avec les parents. La population a réagi. 500 personnes ont manifesté, soit un quart des habitants du canton. C'est énorme ». Et ça traduit bien l'esprit de solidarité qui règne ici, comme la neige a ceci de bon qu'en la paralysant... elle sublime la ruralité. La preuve. Aujourd'hui pour Francis le chauffeur, c'est chômage technique (et de fait, pour les profs et les élèves aussi). Mais pas pour le maire ! Ce matin, il a convoyé un voisin jusqu'à l'hôpital et s'apprête à repartir chercher du pain pour tous, à 15 km. « Il y a des personnes âgées et isolées au village. Pour elles, l'hiver est long ! Tous les maires agissent comme ça. On n'a pas le choix et on renonce même aux indemnités. Ça ne durera pas ». Sur le canton de Buzancy, la densité atteint difficilement 7,4 habitants au km2, avec de très nombreux et tout petits villages ; un cadre de vie d'une rare quiétude (en été), mais où il ne fait pas bon être trop vieux... ni trop jeune.

Effet de chaîne Alors, pourquoi on les ferme, ces collèges assurant la pérennité des campagnes ? Pour faire des économies évidemment (profs, locaux, entretien...), dès lors qu'ils n'atteignent pas 350 élèves. A terme, ne restera donc que Vouziers. Et cette mission, c'est un (courageux) homme du rectorat qui la mène, le fameux DASEN, Patrice Dutot, décrit partout comme un homme comptable et manipulateur, doté d'une vision globale écartant tout cas particulier. Le collège de Buzancy ? Pour lui c'est une « colonie de vacances » en pleine nature, un château paradisiaque pour les 14 enseignants payés en heures sup', en plus, pour leurs aller-retours à Grandpré. Et si ces derniers se défendent d'être des « moniteurs », ils reconnaissent quand même un environnement de rêve, à protéger. «En Lozère ou en montagne, les quotas sont moindres. A 45 élèves, on maintient les collèges sous prétexte que les transports sont dangereux. Pourquoi pas chez nous? », interpelle Francis Potron, bien en marge des combats syndicaux conduits vent debout par les profs. « Ici, c'est tout le service public qui se délite et c'est avant tout contre ça qu'on lutte. On prône l'égalité des territoires et les nôtres sont bafoués. Si on veut attirer des familles il faut des écoles, des médecins [1 pour 1 500 habitants, pour l'instant], des antennes téléphoniques... La menace du collège fera tomber les dominos les uns après les autres ». Déjà qu'ils ne tiennent qu'à un fil... Quid, ensuite, des petits commerces où les parents passent faire une course en attendant les enfants ? « Qui va habiter le nouveau lotissement de Buzancy, si le collège ferme ? Qui va payer les travaux dans les villages ? On ne demande pas 400 emplois demain, mais gardons au moins ceux qui existent. Faute d'aménagement, on est en plein Démenagement du territoire. Alors qu'on paye tous des impôts ». Francis Potron n'a qu'une question : pourquoi faire un grand Paris, alors qu'on a tellement de place ici ?

Avenir En cas de fermeture, à la rentrée 2013 ou peut-être 2014, le château-collège de Buzancy sera promu « vitrine du département ». La classe ! « Le Conseil Général pourrait le céder pour 1€ symbolique. Mais qu'en ferons-nous ? On veut des réponses, des compensations ». En tout cas, les élèves migreront dans un premier temps sur Grandpré... ou ailleurs, Charleville, Rethel, Raucourt ou dans la Meuse. « Dans les années à venir, on aura de moins en moins de gamins à emmener », conclue le maire, en bon chauffeur. « En étant très optimiste, Grandpré fermera dans 5 ans ». Et c'est tout un ecosystème qui chutera avec, malheuresement.

Par Pauline Godart.

Article paru sur "Le Mag' info Ardennes – N. 74 du samedi 23 mars au vendredi 5 avril 2013":

http://maginfo.fr/ardennes.html

La campagne de BuzancyLa campagne de Buzancy 2La campagne de Buzancy 3

 A tous les niveaux

Où sont les 60 000 postes promis par François Hollande ? Sûrement pas dans les Ardennes. Et si aucun emploi (de prof) ne sera supprimé par l'Académie avec les prochains mouvements, il n'en sera pas créé non plus. Et parfois, c'est même la faute aux élèves si on ferme les écoles.

Ainsi des établissements de Fagnon et Neuville-les-This, regroupés depuis 2007 et comptant aujourd'hui 52 élèves (17 seulement à la maternelle de Neuville). Conséquences : par manque d'effectifs, ces écoles rurales sont directement exposées à la menace de fermeture de classe. Le territoire se peuplerait alors de « villages dortoirs ». Afin d'être au plus près de la réalité des effectifs à la rentrée, le groupe d'action formé autour des parents d'élèves demande à toutes les personnes qui envisagent d'inscrire leurs enfants à partir de 2 ans (chose plus difficile en ville), de se faire connaître rapidement. Atouts des petites classes : pédagogie adaptée, cantine et garderie très modérées, intégration plus facile des familles sur le territoire, environnement stimulant.

Quant à la réforme des rythmes scolaires en cours, toutes les mairies réfléchissent au lieur d'accueil et au moyen de financer le personnel de garde. Villers-Semeuse estime ainsi à 35 000 Euros par an le coût des Homes pour ses 5 écoles. « On n'est pas prêt. Ce sera pour 2014 ». D'ici là...

Article paru sur "Le Mag' info Ardennes – N. 74 du samedi 23 mars au vendredi 5 avril 2013":

http://maginfo.fr/ardennes.html

16/03/2013

l'An Vert : Vouziers et son EHPAD : de dérobades en reculades

Vouziers et son EHPAD : de dérobades en reculadesL'Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes de Vouziers présentes des caractéristiques particulières.

Il comporte en effet plusieurs sites, qui se trouvent à l'intérieur ou à proximité du centre hospitalier. Ces différents bâtiments sont de conception ancienne et ne sont plus aptes à répondre correctement aux missions qu'ils doivent remplir : accueillir dignement les personnes âgées qui ne peuvent plus rester à leur domicile. Depuis des années, il est question de construire un nouvel EHPAD pour remplacer les structures actuelles. Mais on est allé de désillusions en désillusions, et aucun projet n'a abouti à une réalisation concrête.

L'hôpital de Vouziers fait partie du GHSA, qui intègre également l'hôpital de Rethel. Ce regroupement avait pour objectif de créer un établissement de taille suffisante pour permettre le fonctionnement optimum des différents services. Hélas la maternité de Rethel vient de fermer, 15 ans après celle de Vouziers. La chirurgie n'existe plus sur le site de Vouziers, pourtant le bloc opératoire de Rethel a une "activité faible" de l'aveu même des directeurs actuels du GHSA.

Ceux-ci s'expriment ce jour dans les colonnes de notre (convalescent) confrère "L'Union".

On y apprend plein de choses intéressantes, de la part de ces deux directeurs en mission d'intérim. Ils ont été nommés pour tenter de remettre à l'équilibre les finances du GHSA, il semble que l'on en soit encore loin.

Concernant l'EHPAD de Vouziers, on peut lire une phrase qui a le mérite de la franchise (!?) :

"Comment voulez-vous envisager une opération immobilière aussi importante alors que le groupe hospitalier sud-Ardennes présente un bilan financier catastrophique et que le recours à l'emprunt est pratiquement interdit ?"

Il semble donc que l'on ne puisse même pas envisager un plan de financement ; alors pour quand un début de travaux ? Sûrement pas pour bientôt. N'oublions pas qu'avec une situation financière pas meilleure, le GHSA a financé un bloc opératoire tout neuf à Rethel. Il ne faudrait se dérober à ses responsabilités en se cachant dans le trou budgétaire.

Concernant le nombre de lits éventuellement ouverts, la reculade est en route.

La venue d'un service de soins médico-technique infirmiers (SMTI) qui pourrait recevoir les personnes dont l'état de santé demande des soins importants, est prétexte à remettre en cause le nombre de lits d'hébergement à Vouziers. L'ouverture de l'EHPAD privé d'ORPEA est également mise en avant pour une redéfinition du " bon niveau de capacité d'hébergement en lits dans le Vouzinois".

C'est la première fois qu'une déclaration de responsables du GHSA met en concurrence l'EHPAD public et celui du privé. Ce discours est à l'inverse de celui tenu jusqu'alors dans ce domaine.

Jusqu'où ira-t-on dans les renoncements et dans les faux-fuyants, et jusqu'à quand les personnes âgées du territoire devront attendre pour bénéficier le locaux d'hébergement corrects ?

Article publié sur l'An Vert Vouzinois du 16 mars 2013:

http://lanvert.hautetfort.com/archive/2013/03/16/vouziers...

28/02/2013

Deux spectacles pour la Journée de la femme

Deux spectacles pour la Journée de la femmeSEDAN (Ardennes). La MJC Calonne s'est associée aux Femmes relais de Sedan pour proposer une soirée dédiée à la Journée internationale des droits des femmes, vendredi 8 mars.

A 19 heures, l'association, avec le comédien et metteur en scène Gilbert Ponté, présenteront « Instant de Femmes » : Corine Aubenton, Annick Ferreira, Guth Malvina, Françoise Hamel, Fathia Khoulali, Khadija Lepert, Mirella Marchal, Natacha Miette, Naty Moya Florès, Patricia Roland et Thylaga Thilagavathy présenteront les textes qu'elles ont imaginés lors d'ateliers d'écriture. Portraits, souvenirs, révoltes, chacun a retranscrit à sa manière son ressenti, ses désirs et ses rêves.

En préambule, Gisèle Masse, comédienne du Cercle Pierre-Bayle interprétera un monologue écrit par Sylvette Pierre, auteur de plusieurs pièces. Après la présentation d'« Instants de Femmes », un casse-croûte sera offert.

A 20 h 30, deuxième spectacle avec « La Mère », pièce du dramaturge coréen Oh T'ae-Sôk, mise en scène par Shin Meran, jouée par Elisabeth Moreau avec Choe Woosung, comédien et danseur, Raphaëlle Murer, violoncelliste, et coproduit par le Théâtre Louis-Jouvet de Rethel, le Nouveau Relax de Chaumont et le Centre culturel coréen de Paris, avec le soutien du réseau « A L'Est du nouveau ».

Cette pièce repose sur le monologue d'une mère accablée par la mort de son fils parti au service militaire et abattu après une agression contre ses supérieurs. Shin Meran l'a transformé en un récit halluciné, bercé de musique et de danse, plongeant au plus profond de la tradition chamanique coréenne.

Prix d'entrée : 13 € (plein tarif), 9 € (adhérents, comités d'entreprises, demandeurs d'emploi, groupes) ou 7 € (jeunes). Réservations à la MJC Calonne, Pôle culturel, esplanade Claude-Demoulin, tél.03 24 27 09 75.

Article paru dans l'Ardennais du 28 février 2013:

http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/deux-spectac...

24/01/2013

Petit guide des sites protégés des Ardennes

Petit guide des sites protégés des ArdennesARDENNES. Rassemblés en un même guide par l'association rethéloise Nature et avenir, les 27 sites inscrits et classés des Ardennes dévoilent leurs charmes et légendes.

Les trésors naturels des Ardennes ont trouvé leur écrin. Pour la première fois, l'association rethéloise Nature et avenir réunit dans la même brochure les 27 sites classés et inscrits des Ardennes.

« Il existe 7 sites classés (territoires d'intérêt national) et 20 sites inscrits (d'intérêt régional) dans le département, ce sont des sites protégés et remarquables au niveau naturel en général mais qui peuvent aussi être intéressants à d'autres points de vue, artistique, pittoresque, scientifique, historique ou légendaire », explique le président Jean-Paul Davesne.

Site fortifié du Mont d'Haurs à Givet, berges de la Meuse entre Revin et Saint-Nicolas, château Mazarin à Rethel, Mont de Sery, domaine des Roziers à Séchault… Joyaux publics ou propriétés privées, les 27 sites dévoilent ainsi leurs attraits et secrets.

Les Dames de Meuse seraient rethéloises

Saviez-vous que la Roche aux Corpias signifie Roche aux corbeaux ? On la surnomme aussi Roche au Tombeau, puisque la légende veut qu'elle ait enseveli deux amants. Les Dames de Meuse seraient par ailleurs rethéloises. Les trois énormes rochers du site de Laifour Revin représenteraient ainsi les trois filles du seigneur de Rethel, punies d'avoir trompé leurs époux partis en croisade.

« Les Ardennes sont une terre de légendes et ça se retrouve dans ses sites naturels », continue le président. « Les 3/4 des gens avec qui on en discute découvrent des choses qu'ils ignoraient. Le catalogue de ces sites inscrits et classés existait, mais pas sous forme de livret, qui est facile d'utilisation pour les Champardennais et les touristes en général. »

Pour ce faire, l'équipe est ainsi partie des données réunies par la Dreal sur son site internet (www.champagne-ardenne.developpement-durable.gouv.fr). « Et on a arrangé ça du point de vue textes et images », précise Michel Forget, qui a notamment réalisé une série de clichés pour la brochure. « On a vraiment des coins magnifiques. Aller pique-niquer par jour de beau temps à Roc la Tour, c'est phénoménal. La vallée de la Semoy, ça vaut la Belgique largement… Il manque peut-être juste les baraques à frites ! »

De son côté Gérard Tisserand, a mis le tout en forme, pour un usage pratique et néanmoins instructif, en tentant de trouver un équilibre entre information et photos. « On se rend compte qu'on connaît tous plus ou moins bien le département », ponctue le monteur. « Même moi en faisant la maquette, j'ai appris des choses. Les écuries de Givet, par exemple, je n'en avais jamais entendu parler. »

Comptez une dizaine de jours pour le montage final entre ses doigts experts, mais l'équipe aura mis une bonne année à collecter les informations et réaliser les photos.

Assemblée générale samedi

« C'est l'avantage d'un bénévole, ça ne compte pas ses heures… », sourit le président. Le budget de l'opération a ainsi pu se limiter à 3 000 euros pour deux mille exemplaires imprimés (avec une subvention de 2 000 euros de la Dreal).

Pour faciliter la découverte sur le terrain, l'équipe a complété son travail par quelques outils pratiques pour les visiteurs. Tous les sites décrits sont ainsi répertoriés sur la carte centrale de la brochure. Leurs coordonnées géographiques sont par ailleurs précisées, pour une recherche par GPS simplifiée. « Il n'y a pas spécialement de circuit qui relie les sites entre eux, d'ailleurs en une journée, on peut peut-être en visiter cinq au maximum », note l'association.

Toutefois pour ceux qui seraient pressés, les 27 fleurons peuvent aussi se découvrir en une après-midi ! Le thème des sites inscrits et classés des Ardennes sera ainsi décortiqué au fil de la prochaine assemblée générale de l'association Nature et avenir, samedi 26 janvier, dès 14 heures au théâtre Louis-Jouvet.

- La brochure sur les sites inscrits et classés des Ardennes est d'ores et déjà disponible au prix de 1,50 euro, dans les points presse et à l'office du tourisme de Rethel, et le sera à la fin du mois dans les autres points presse et offices du tourisme du département. - Par ailleurs, samedi 11 mai à 14 heures au départ de la mairie de Monthermé, l'association propose une sortie découverte des sites inscrits et classés autour de Monthermé, avec Jean-Pierre Pénisson.

A.B.

Article paru dans l'Ardennais du 24 janvier 2013:

http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/petit-guide-des-sites-proteges-des-ardennes

30/11/2012

Natura 2000 : convaincre les exploitants après l’inventaire

Natura 2000 : convaincre les exploitants après l'inventaire

VOUZIERS (Ardennes). Fin d’inventaire pour les sites Natura 2000 des vallées de l’Aisne et de l’Aire. Reste à sensibiliser les exploitants agricoles sur la préservation des espèces répertoriées.

Des exploitants en blouse et des piafs pour patients… La nouvelle étape est en vue au cœur du dispositif Natura 2000 dans l’Argonne ardennaise.

Après deux ans d’étude et d’observation, l’inventaire écologique et socio-économique vient d’être bouclé sur deux des sites retenus : Confluence des Vallées de l’Aisne et de l’Aire (n° 209), et Vallée de l’Aisne à Mouron (n° 210)*.
Ce travail, réalisé en partenariat avec la Ligue de protection des oiseaux et le Regroupement des naturalistes ardennais (Renard), était présenté mercredi soir lors d’une réunion d’information à Grandpré.
De nombreuses espèces plus ou moins menacées ont ainsi été répertoriées, tels le courlis cendré, les milans royal et noir, la pie-grièche écorcheur et le petit gravelot. Quant au râle des genêts, cette « espèce emblématique de la vallée de l’Aisne » a actuellement disparu du secteur visé.

« Pour certaines espèces en milieu humide, on a parcouru les cours d’eau en canoë, mais ils volent plus vite que nous pagayons ! Dans l’ensemble, ce n’est pas facile d’avoir des mesures précises, ce sont plutôt des fourchettes », relevait Ariane Dupéron de l’association Renard, soulevant notamment la présence de 7 à 13 couples de martins-pêcheurs.

Véritable état des lieux, le document d’objectifs réalisé (et validé en comité de pilotage) s’attache aussi à définir les menaces et proposer des mesures pour la préservation des richesses des sites. Reste désormais à entamer la phase de sensibilisation.

« Sur ces ZPS (zones de protection spéciale), le milieu agricole représente la majeure partie et l’un des grands enjeux est d’encourager à développer les pratiques agricoles respectueuses de la biodiversité », commentait Christophe Hervé, chargé de mission (et futur directeur) de la LPO Champagne-Ardenne.

Fauche tardive sur une partie des parcelles, installation de nichoirs, information sur l’utilisation raisonnée des produits sanitaires, préserver les haies et bosquets, conserver certaines plantes considérées comme indésirables… Les mesures dégagées sont multiples et parfois peu contraignantes. Mais admettons que le dispositif ne jouit pas d’une côte de popularité transcendante parmi les agriculteurs.

Des mesures pour quel impact ?

« Au début, le projet a été mal amené », commentait un agriculteur dans l’assistance peu fournie. « Les zones remarquables retenues devaient nous honorer et finalement on nous a tapé sur les doigts et on a bien vu qu’on avait des raisons d’être méfiants. »

Toutefois, le travail déjà effectué depuis cinq ans sur un autre site Natura 2000 (le site 53 situé entre Brécy-Brières et Voncq et Attigny et Rethel) semble indiquer que la démarche a fait du chemin dans l’esprit de certains agriculteurs depuis.

« C’est la chambre d’agriculture qui était en charge de l’animation sur ce site et nous ne disposerons des éléments d’analyse des effets des mesures prises qu’à partir de fin 2013. Mais, sur les 178 exploitants présents sur ce site de 4 242 ha, 71 se sont engagés dans des mesures environnementales », notait Nicolas Villerette, chargé de mission Nature à la com’com de l’Argonne ardennaise (2C2A). « Natura 2000 souffre de cette image un peu lointaine mais ça a fait du chemin et tout se fait sur la base du volontariat. »

Chargée de l’animation du document d’objectifs sur les deux sites des vallées de l’Aisne et de l’Aire, la 2C2A informera prochainement les usagers et la centaine d’agriculteurs visés, notamment sur la gamme de contrats (rémunérés sur cinq ans) proposée. L’impact de l’action sur la biodiversité devrait par ailleurs être évalué tous les trois ans.

* L’Argonne ardennaise compte trois autres sites Natura 2000 : Marais de Germont, Prairie d’Autry, Prairies de la vallée de l’Aisne et le site du lac de Bairon.

Article paru dans l’Ardennais du 30 novembre 2012 :

http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/natura-2000-...

09/08/2012

Galère le long du canal

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RETHEL (Ardennes). Il est revenu piqué par les orties et dévoré par les moustiques. Il s’est perdu. Il a manqué plusieurs fois de tomber à l’eau. Écrivain et randonneur, Guy Féquant se souviendra longtemps de son Rethel-Vouziers à pied par le canal des Ardennes.

ÉCRIRE et marcher, pour lui, ça ne fait qu’un. Mais tourisme et Sud Ardennes, ça fait bel et bien deux.
« Le Sud des Ardennes connaît une grave déficience touristique », assène Guy Féquant. Avant de nuancer : « Je ne veux pas être dans le dénigrement systématique. Dans le nord des Ardennes, il y a une belle cohérence entre les marionnettes, le PNR et la Voie verte. À Rethel, je reconnais qu’il y a des initiatives et des bonnes volontés. Mais les élus fonctionnent comme il y a trente ans. Ils n’ont pas encore intégré le tourisme moderne. »
L’auteur des Blancs chemins (récit d’un pèlerinage entre Château-Porcien et Vézelay), avance une idée capable, à ses yeux, de doper le tourisme (et l’économie) local(e) : l’aménagement d’une « coulée verte » entre Vouziers et Rethel, et même jusqu’à Brienne-sur-Aisne, le long du canal des Ardennes. Avec une mise en valeur des secteurs traversés, comme « le site splendide des écluses de Montgon ».

Potentiel inexploité

Pour cet avaleur de kilomètres qui, lorsqu’il ne marche pas, vit à Barby, tout près de Rethel, le paradoxe vient de la situation exceptionnelle, et exceptionnellement inexploitée, du Sud Ardennes : « à l’ouest, il y a le GR 654, que tous les marcheurs d’Europe du nord empruntent pour aller à Saint-Jacques de Compostelle, et qui passe par Château-Porcien *; et à l’est, on trouve le GR 14, qu’emprunte l’Europe du nord pour se rendre en Italie, et qui passe par Buzancy. Mais curieusement, rien n’est fait pour capter ces marcheurs entre Rethel et Vouziers. »
Guy Féquant rêve donc d’un chemin de halage séduisant qui permette aux marcheurs, routards et plaisanciers en tous genres, de randonner entre les deux sous-préfectures. Pour le moment, on n’en est loin…

« La catastrophe »

Pour se faire une idée précise, l’écrivain a pris son bâton de pèlerin. Il y a quelques jours, il est parti à 9 heures de Rethel. Il est arrivé une douzaine d’heures plus tard à Vouziers, 40 kilomètres plus loin. Son verdict : « C’est la catastrophe. »
« Le canal n’est pas du tout aménagé. Il y a quelques secteurs agréables, entre Rethel et Thugny-Trugny par exemple, ou à la très jolie (mais unique !) aire de pique-nique d’Attigny. Sinon c’est la grande misère. Près de Blanzy et de Givry, la voie, qui n’est plus entretenue, est envahie de broussailles et d’orties. Entre Voncq et la gare de Vrizy, même chose… À Rethel et à Ambly, le chemin est coupé, sans que rien ne nous avertisse, par les domaines clos des coopératives agricoles. Très peu d’aires de repos, pas de point d’eau fraîche, des dépôts d’ordures sauvages, des berges effondrées : bref la galère ! »
Faute d’entretien, orties, ronces et moustiques prolifèrent. Durant notre reportage, un agent de Champagne céréales vient nous saluer. Il confirme : « C’est de moins en moins bien entretenu. Avant on pouvait venir ici à vélo. Aujourd’hui ce n’est plus possible. »
Et c’est même dangereux. « Plusieurs fois, j’ai manqué de tomber à l’eau tellement le chemin est abîmé », confie Guy Féquant. « Pourtant, il y a un réel potentiel. Il suffit de débroussailler, rempierrer les chemins, mettre des panneaux. Ce ne sont pas des investissements très coûteux. »
Reste à convaincre les collectivités locales, le conseil général, les VNF, de s’asseoir à la même table. Ce qui ne sera pas une mince affaire. Le manque d’entrain des communes à investir la Voie verte actuelle (manque criant de bancs, de tables de pique-nique, de poubelles, de sanitaires, de gîtes, etc.), et le chantier de l’extension vers Mouzon (lire par ailleurs), n’appellent pas vraiment à l’optimisme…

Guillaume LÉVY

* La présence d’un gîte pour les pèlerins à Château-Porcien fait d’ailleurs vivre en partie la supérette et le bistrot du village.

Article paru dans l’Ardennais du 9 Août 2012:

http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/galere-le-lo...

Finir d’abord la Voie verte

Au conseil général, on reconnaît que l’idée d’un sentier touristique longeant le canal des Ardennes est séduisante. Elle a d’ailleurs déjà été étudiée. « Il y a eu une réflexion il y a quelques années, explique Thierry Robert, en charge de l’économie (et donc du tourisme) au Département. Nous avions estimé à l’époque que l’aménagement des 90 kilomètres du chemin de halage entre Pont-à-Bar et Brienne-sur-Aisne coûterait 8,5 millions d’euros TTC ».
Mais voilà : les temps sont durs, les bourses sont vides, et « il y a d’autres priorités avant de nous embarquer sur le canal », note le directeur.
Aujourd’hui, l’objectif numéro 1 est de finir la Voie verte. D’une part en réglant l’épineux problème du tronçon Chooz – Ham-sur-Meuse (où la Voie verte traverse une route dangereuse).D’autre part, et surtout, en réalisant l’extension de la Trans-Ardennes jusqu’à Mouzon, si possible avant 2015 pour bénéficier de fonds européens.
En chiffres, cette nouvelle aventure, qui débutera au printemps 2013, s’avère colossale : pour étendre la Voie verte aux Trois cantons (57 km entre Charleville et Mouzon), la note s’élève à 12,250 millions. Le conseil général espère, en plus d’une subvention déjà actée de l’État de 500.000 euros, des aides de l’Union européenne et de la Région (entre 2 et 2,5 millions à chaque fois).
Autant de raisons qui expliquent que le Département refuse de piloter une opération d’envergure sur le canal des Ardennes. Au mieux, il accepterait d’aider financièrement ce projet. « Le conseil général pourrait accompagner un projet porté par les communes et intercommunalités », avance-t-on prudemment au conseil général.
Une façon aussi d’inciter les collectivités locales à faire davantage pour le tourisme. « Avec la Voie verte entre Montcy et Givet (achevée en 2008, elle s’étire sur 83 km et a coûté 14,5 millions, ndlr), le conseil général a clairement souhaité créer l’infrastructure. À charge pour les communes et communautés de communes de s’emparer de ce bel équipement et de le faire vivre.Or on est encore loin d’une exploitation optimale… »
Ce qui, en langage diplomatique, signifie : les communes ne jouent pas le jeu.
G.L.

Article paru dans l’Ardennais du 9 Août 2012:

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/finir-da...

16/01/2012

Rethel : AG de Nature et Avenir

nogazaran08

Le thème en sera « L’extraction des gaz de schiste dans les Ardennes et les risques encourus » et sera présenté par Pierre POTRON de No Gazaran 08.